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Historique

 

Depuis le 7 Décembre 1941, date de l’offensive désastreuse de Pearl-Harbor, les Américains et leurs alliés dans le Pacifique Sud, craignaient une nouvelle attaque des Japonais, tout spécialement en Australie cette fois.

Ils ont ainsi mandaté les navires britanniques mais surtout Australien pour miner les différents accès aux atolls et îles du Pacifique, bases avancées possibles pour l’ennemi, telles les iles Vanuatu et Fidji

C’est ainsi que la plupart des iles et ilots fut dotée de protections sous-marines empêchant tout navire ennemi et a-fortiori les sous-marins de pouvoir pénétrer dans ses eaux.

Ces protections pouvaient infliger de réels dégâts aux navires ennemis, et dans le pire (ou le meilleur) des cas les envoyer par le fond.

Pour réaliser ces opérations de grande ampleur, les forces alliées ont fait appel à leurs alliés Australiens qui ont alors réquisitionné des navires civils, comme le HMAS Bungaree qui, réquisitionné en 1940, fut dès 1941 commissionné comme poseur de mines, et intervint sur la grande barrière de corail mais également dans la plupart des iles à proximité de l’Australie , Il pouvait transporter 467 mines, et c’est en Février 1942 qu’il fut envoyé dans les iles afin de les lagons.

Ces mines Anglaises généralement de types MKIV et MK XVII étaient des mines à orin, qui permettait de régler la profondeur de la mine à une hauteur désirée par rapport au fond, à l’aide d’un système fort ingénieux de treuils, câbles et contrepoids.

 

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Fonctionnement des mines Anglaises

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      Poids Mine & Crapaud: 1000Kg / Poids Mine: 600Kg / Poids charge TNT entre 227 et 300Kg  /  Grandeur Ø: 1m / Hauteur: 1,30m

 

Le corps de la mine se compose de deux demies sphères de 0,50m de rayon sondées électriquement à un cylindre de même Ø et de 0,30m de hauteur.

Elle porte 11 antennes extérieures. Les 2 plaques de tête et de fond, sont boulonnées au corps de la Mine : la plaque de Tête porte 2 antennes et le bouchon de désamorçage. La plaque de fond porte le système de retenue et les sécurités.

 

Mouillage des minesimage copyright B Sciboz - CERES 2008

image copyright B Sciboz - CERES 2008  La mine solidaire de son crapaud est jetée à la mer.

Au moment du départ un verrou libère le plomb d’immersion dont le câble se déroule du Tambour d’Immersion en passant auparavant dans une poulie au cliquet du Treuil de mouillage à l’intérieur du Crapaud.

Un moulinet freine pendant les 3 premiers mètres la descente du Plomb pour éviter que son câble s’engage dans les antennes pendant la remontée désordonnée de la mine à la surface.

Lorsque le câble d’immersion s’est déroulé de la profondeur par l’index de Réglage d’immersion,  celui-ci vient butter contre un linquet de décrochage qui libère la mine de son crapaud et stoppe le tambour d’immersion.

Le crapaud coule et le treuil de mouillage se déroule.

Au moment où le plomb touche le fond, le mou du câble d’immersion permet au ressort de pousser le cliquet qui bloque le treuil de mouillage et la mine s’immerge à la profondeur fixée.

 

Antenne ou Corneimage copyright B Sciboz - CERES 2008

Se compose d’une corne de 15cm de haut renfermant une ampoule de solution pile ; la base est formée d’un Elément négatif de pile.

Par un choc, l’ampoule en verre se casse et l’acide vient rendre la pile active. Les éléments + et – des 11 antennes sont réunis en dérivation, vont passer par un interrupteur de sécurité et aboutir à la mise à feu du détonateur .

Amorce & détonateur

Un tube de 50cm de long et de 7cm de Ø placé au milieu de la charge contient :L’amorce de T.N.T. contenue dans un cylindre de 20cm de long et un détonateur de 10cm à mise à feu électrique.

Un volet de sécurité manœuvré par un câble Bowden ne s’ouvre que lors d’une traction sur l’orin au moment du décrochage de la mine et laisse alors le détonateur venir en contact avec l’Amorce.

 

image copyright B Sciboz - CERES 2008Sécurité

L’orin est maillé à un levier qui traverse la plaque de fond.

Lorsque la pastille de sel est fondue, le piston est repoussé par la traction de l’orin sur le levier.

A l’intérieur de la mine l’autre bras du levier ouvre le volet de sécurité et ferme le circuit dans l’interrupteur et la mine doit sauter dès qu’un choc sur une des antennes casse l’ampoule dont l’acide rend la pile active, celle-ci fournit le courant qui chauffe le fil de platine au contact de la pastille de fulminate de mercure du détonateur. Dès que la traction sur l’orin n’est plus suffisante (mine flottante dont l’orin est coupé, mine échouée) le ressort repousse le levier en contact du boulon et coupe le circuit dans l’interrupteur et la mine n’est plus dangereuse.

Déminage

En septembre 1943 la menace d’une attaque japonaise semblant s’éloigner, les forces alliées décidèrent de déminer une partie des iles du Pacifique.image copyright B Sciboz - CERES 2008

Pour ce faire, ils commissionnèrent plusieurs navires dragueurs de mines, dont le YMS311, qui parti le 27 Aout de Tautoka, resta 9 mois dans les abords des Fidji àdraguer les mines et chasser d’éventuels sous marins.

Ce fut également le cas du YMS 196 qui fut envoyé de Panama dans le Pacifique pour participer aux opérations de déminage, mais également du Swallow (AM-6), et de bien d’autres.

Le principe de dragage des mines était relativement simple mais toutefois dangereux pour les navires.

Il nécessitait pour cela une parfaite connaissance des positions de chaque ligne, c’est la raison pour laquelle les archives dont nous disposons, peuvent être encore aujourd’hui et malgré la différence de qualité de positionnement, considérées comme fiables.

 

Le dragueur traîne une ou deux dragues sur les quelles sont fixées des cisailles (plusieurs modèles existent). Ces cisailles coupent l’orin de la mine, qui ainsi libérée flotte et dérive.

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Ensuite c’est à coups de canon, mais aussi de fusil et plus généralement de mitrailleuse 12.7 que les mines sont envoyées par le fond.

Il faut savoir que lors de sa désolidarisation d’avec son orin, les contacteurs électro chimiques de la mine sont désactivés, la rendant ainsi inoffensive au contact.

En conséquence, si les tirs au canon permettent quelquefois de faire exploser l’engin, il est par contre impossible de faire de même au fusil ou à la mitrailleuse.

C’est donc, une estimation de 10% des mines draguées qui ont été détruites. Les autres ont simplement coulé, leur flotteur percé.

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Archives déminage du Pacifique

Contreminage actuel par le CMT Cassiopée (http://cmtcassiopee.canalblog.com/)

 

Ainsi, des milliers de mines gisent aujourd’hui dans les iles du Pacifique, et si l’on peut considérer que leur système de mise à feu électrique est inopérant, chacune contient néanmoins 300 Kg de TNT, avec amorces et détonateurs.

Si dans certains cas la coque de la mine est en mauvais état, le fût de TNT est globalement en excellent état et de facto la boite amorce et les détonateurs.

Fort heureusement il n’y eut pas de pertes de navires à déplorer depuis le déminage du lagon, ce ne fut pas le cas lorsque les mines étaient encore actives.

C’est ainsi qu’en février 1942 le cargo Panaméen Snark en provenance de Sydney en fit les frais et coula sur le banc de sable qui porte aujourd’hui son nom, et le 26 Octobre 1942 ce fut le SS président Coolidge qui sombra sur une mine posée quelques années plus tôt par le HMAS Bungaree dans les Vanuatu.

 

C'est ainsi que CERES a été ammené à utiliser ses outils dont son Sonar  latéral pour la recherche et l'identifacations de mines dans le Pacifique .

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Galerie d'images sonar mines & crapauds

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Galerie de photographies mines & crapauds

 

Videos de mines et sonar sur :

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