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Mission de recheche sous-marine pour la Société Goro-Nickel / Noumea / Nouvelle Calédonie
En collaboration et pour le compte de SCADEM
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C’est en 2002 que la société CERES
a été contactée par la société SCADEM, basée à Nouméa afin d’étudier lafaisabilité de recherche et identification de mines sous-marines, CERES à alorsréalisé plusieurs devis à la société SCADEM, comprenant l’étude d’archives, le survey ainsi que l’ identification par scaphandriers.
En Décembre la société SCADEM
a de nouveau contacté CERES afin d’effectuer le même type de mission, dans le
sud cette fois, de manière urgente, et pour le compte de l’usine Goro- Nickel., celle ci voulant à tout prix préservé la sécurité des entreprise travaillant sur la pose du grand tuyau.
Deux missions successives furent
réalisées, l’une concernant la balise
«Bonne Anse» à l’entrée de la baie du Prony, et l’autre sur le tracé du tuyau de rejets Goro-Nickel.
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Historique
Depuis le 7 Décembre 1941,
date de l’offensive désastreuse de Pearl-Harbor, les Américains et leurs alliésdans le PacifiqueSud, craignaient une nouvelle attaque des Japonais, toutspécialement en Australie cette fois.
Ils ont ainsi mandaté les
navires Britanniques mais surtout Australiens pour miner les différents accès
aux atolls et îles du Pacifique, bases avancées possibles pour l’ennemi.
Si les Vanuatu et les Fidji
furent largement protégées par une barrière quasi infranchissable de mines
sous-marines, il restait la Nouvelle Calédonie, qui pouvait présenter un danger
pour l’ordre Géographique local.
C’est ainsi que peu après les
autres îles, la Nouvelle Calédonie fut dotée de protections sous-marines empêchant
tout navire ennemi et a-fortiori les
sous-marins de pouvoir pénétrer dans ses eaux.
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Ces protections pouvaient infliger de réels dégâtsaux navires ennemis, et dans le pire (ou le meilleur) des cas les envoyer par
le fond.

Le minage de certaines passes d’entrée
de l’île fut réalisé en plusieurs étapes, dont l’entrée de la baie du
Prony.
Pour réaliser ces opérations
de grande ampleur, les forces alliées ont fait appel à leurs alliés Australiens
qui ont alors réquisitionné des navires civils, comme le HMAS Bungaree qui,
réquisitionné en 1940, fut dès 1941 commissionné comme poseur de mines, et
intervint sur la grande barrière de corail mais également dans la plupart des
iles à proximité de l’Australie. Il pouvait transporter 467
mines et c’est en Février 1942 qu’il
fut envoyé en Nouvelle Calédonie pour miner le lagon
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Ces mines Anglaises
généralement de types MKIV et MK XVII étaient des mines à orin, qui permettait
de régler la profondeur de la mine à une hauteur désirée par rapport au fond, à
l’aide d’un système fort ingénieux de treuils, câbles et contrepoids.
Mouillage des mines
La mine solidaire de son crapaud est jetée à la mer. Au moment du
départ un verrou libère le plomb d’immersion dont le câble se déroule du
Tambour d’Immersion en passant auparavant dans une poulie au cliquet du Treuil
de mouillage à l’intérieur du Crapaud. Déminage
En septembre 1943 la menace
d’une attaque japonaise semblant s’éloigner, les forces alliées décidèrent de
déminer la Nouvelle Calédonie.
Pour ce faire, ils commissionnèrent
plusieurs navires dragueurs de mines. Le principe de dragage des mines était
relativement simple mais toutefois dangereux pour les navires.
Ensuite c’est à coups de canon, mais aussi de
fusil et plus généralement de mitrailleuse 12.7 que les mines sont envoyées par
le fond.
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Photographies de crapauds par 50M de fond
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Afin de réaliser dans lesmeilleures conditions la mission qui nous était confiée, nous avons procédé en
amont à plusieurs études du site, nous permettant d’appréhender au mieux les
différents paramètres.
Ainsi nous avons géoréférencé
la cartographie locale en IGN72, afin que nous puissions faire correspondre nos
documents d’archives, et notre GPS.
Il nous a été demandé de réaliser une cartographie sous-marine d’une zone
précise avec comme point quasiment central la balise de Bonne-anse, nous avons donc
procédé à la création d’une zone de ce périmètre puis d’une zone étendue, afin
que la couverture de la première soit exhaustive.
Nous avons également procédé à
une reconnaissance bathymétrique sommaire à l’aide de nos sondeurs de bord,
afin de nous préserver de tout risque d’accident du sonar sur un haut fond.
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Survol aérien de la zone par Jean-Pierre, Bertrand, Marc & Virginie
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Afin de réaliser l’acquisition des données de la manière la plus optimum en fonction des vents dominants nous
avons séparé notre zone en plusieurs sous-zones.
En effet si, par beau temps,les alizés nous permettent de travailler jusqu’à 11h00, la météo était
particulièrement défavorable.
Nous avons donc effectué la partie extérieure de la baie, en priorité, tôt le matin.
Une fois cette partie acquise
il nous était plus facile de travailler contre ou avec le vent et la houle.
La première semaine a été
consacrée pour sa plus grande partie, à l’acquisition et au traitement de
l’ensemble des données.
A l’issue du traitement des
informations, nous avons sélectionné plusieurs échos à investiguer. |
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Une première série d’échos se
trouvait à proximité ou sur la ligne historique de mouillage des mines, nous
avons donc estimé que ce devait être les crapauds.
Les premières investigations
sous marines ont confirmé nos suppositions puisque ce sont quatre crapauds qui
furent formellement identifiés.
Il faut noter que les positions réelles des crapauds, correspondent
presque parfaitement aux positions historiques.
Une fois la zone de crapauds
identifiée, nous avons vérifié les points, plus à proximité du tracé du tuyau. Nous avons identifié 2 roches avec
résurgences, un os de baleine et un pneu.
Nous nous sommes
finalement intéressés à la partie Ouest de notre carré où nous avions de
nombreuses obstructions très apparentes sur nos bandes sonar. |
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Identification d'obstruction par scaphandrier
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Si l’ensemble de notre étude précédente tenterait à affirmer que les mines ont dérivé en direction du Nord
Ouest, rien ne nous permet d’affirmer à 100% que l’une ou plusieurs d’entres
elles, n’ont pas coulé sur la zone de pose du grand tuyau.
En conséquence, la société
Goro-Nickel, à demander à Scadem
de lui faire une proposition pour le survey de la zone du tuyau en Baie du
prony.
Pour cette deuxième opération,
nous avons utilisé un navire professionnel pour effectuer les opérations
d’acquisition sonar ainsi que les opérations de plongée d’identification.
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Goro Nickel nous a alors fourni une documentation électronique nous indiquant le chemin du grand tuyau.
Le but de ce survey, n’étant
pas de référencer ou positionner toutes les obstructions sur le tracé, mais de
pouvoir affirmer in fine, de la
manière la plus exhaustive possible, qu’il n’y a pas de mines sur le dit tracé.
A l’aide des informations fournies par les cartes, nous
avons reporté les points sur notre cartographie électronique en transformant
les données en WGS1984, afin d’obtenir une route que nous suivrons à l’aide de
nos positionneurs.
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Il a été défini entreGoro-Nickel et Scadem que nous devrions effectuer une cartographie sous-marinede l’emplacement du futur tuyau, de 50 mètres de chaque coté au minimum et
jusqu’à la sortie de la baie du Prony.
Le survey fut donc réalisécomme prévu avec trois passes de 2X75M espacées de 40 mètres chacune.
A l’issue de celui-ci, un
traitement fut effectué afin de déterminer le nombre d’échos à investiguer,
mais déjà, forts de notre expérience précédente, nous avions la quasi certitude
qu’aucune mine ne se trouvait sur la route du pipe.
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Un certain nombre d’écho furent enregistrés à
l’ai de nos outils, et sommes donc passés à la phase, suivante,
l’identification par plongeurs.
Il a,
par ailleurs, été effectué certaines vérifications de positionnement,
avec le sondeur de bord.
Toutefois, contrairement à la
partie sud de la Baie du Prony, la partie nord, à proximité de l’usine
Goro-Nickel, accuse une forte turbidité, rendant quasi impossible photos et vidéos.
Nous avons néanmoins plongé et
identifié 8 échos dont la plupart était roches ou encore résurgences, mais en
aucun cas mines.
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Identifications, photos, vidéos, par scaphandriers
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L'équipe
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Virginie
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Bertrand
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Jean-Pierre
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Mauricio
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Marc
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Marco
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Patrick
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All
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