COURBET

49°18.671N/ 000°17.130W WGS 84
Cuirassé français mis
en chantier le 01/09/1910 à l'Arsenal de Brest (France) d'après le programme de
1906 , lancé le 03/09/1911 et mis en service en novembre 1913.
23850 tonnes de
déplacement; Long 166m x larg 27m x creux
8,85m;
machines: twenty-four
Belleville boilers & 4 Shaft Parsons geared turbine;
capacité de 2706
tonnes de charbon et 310 tonne d'huile; 28000 CV, 21 nœuds
Autonomie de 4200
milles nautiques à 10 nœuds;
Armt d'origine: 6 tourelles doubles de 305mm, 22 x 138mm, 7
x 75mm AA, 2 x 47mm, 4 x 18in TT ss-marines;
Complément habituel
de 27 officiers et 1041 hommes .
Avec le JEAN BART, le PARIS et LA
FRANCE, le COURBET fait partie de la 1ère série de Dreadnoughts français.
Durant la 1ère guerre mondiale il
participe au blocus du Canal d'Otrante contre la flotte Autrichienne, en 1914.
Ensuite il navigue en Atlantique et en Méditerranée.
En 1921, le COURBET devient navire d'entraînement de tir
basé à Toulon mais en 1923 il subit un important incendie dans la salle des
chaudières et doit se rendre aux chantier de La Seyne pour de sérieuses
réparations en juillet . Il reprend du service dans la 3ème division à Toulon
en avril 1924 mais subit un autre incendie de chaudières en août, il restera en
réparation jusque la fin de l'année. Entre 1927 et 1929 il est refondu et
rejoint son affectation de navire d'entraînement en juillet 1930 jusqu'en 1937
où il est affecté à l'école de navigation.
En 1939 il reprend ses activités de
navire d'entraînement de tir embarquant 600 élèves. Avec son sistership PARIS
il formait la 3ème division de navire de guerre attaché à la 5ème escadre comme
escadre d'entraînement. Cette division est rappelée à Brest & Quiberon en
1939. Lorsque les allemands lancèrent l'attaque éclair contre la France en
1940, le COURBET se trouvait à Brest toujours dans son rôle de navire
d'entraînement au tir. Le 21/05/1940 il est reconduit dans ses principales
fonctions, il est ré équipé d'une défense antiaérienne avec notamment 7
tourelles doubles de 75mm. Malgré ce rééquipement moderne, c'est un vieux
bâtiment. En mai 1940, l'offensive allemande oblige toutes les forces armées à
être sur le terrain, le COURBET avec sa puissante artillerie participe donc à plusieurs
combats à Cherbourg (assura le retrait des 30630 soldats alliés alors que les
troupes allemandes occupaient Cherbourg), Carentan, Portsmouth, avec succès.
Les 18 & 19 juin 1940, il participe à la destruction au
canon d'une colonne motorisée allemande dans la région de Carentan. Ce sera
ensuite le repli vers Portsmouth et le 03 juillet 1940 à 03h45 (jour de
l'attaque de Mers El Kebir) alors ancré dans un port anglais tout comme
plusieurs navires français (les contre-torpilleurs TRIOMPHANT & LEOPARD, les
cuirassés PARIS & COURBET, 8 torpilleurs, 5 ss-marins & qq avisos), les
anglais s'emparent par la force de tous ces bâtiments, opération
"Catapult" d'après un ordre de W. Churchill qui consistait à "la
saisie simultanée, la prise sous-contrôle, la mise hors de combat ou la
destruction de tout bâtiment français susceptible d'être atteint" .
Le
10/07/1940, il est rendu aux Forces Navales Françaises Libres qui l'utilisent
comme caserne et bâtiment anti-aérien à poste fixe sous le commandement du chef
d'Etat Major des FNFL l'Amiral Emile Muselier.
Le COURBET eut une triste fin ,
ancré à Portsmouth, sans artillerie ni machines, il est réquisitionné pour
servir de Blockship dans Les
Mulberry sur la côte Normande. Il est confié
au cap de vaisseau Wietzel pour le saborder sur la côte normande. Rempli de
ciment, toutes les portes étanches ouvertes, de larges trous sont creusés au
pied des cloisons et 8 charges explosives disposées dans les cales, ses
chaudières et machines ayant été enlevées, c'est le seul navire qui dût être
remorqué par le GROWLER et le SAMSONIA entamant son dernier voyage dans la nuit
du 5 au 6 juin pour sa zone d'immersion.
Tandis que les remorqueurs s'éloignent
le commandant Wietzel possédant lui seul le boîtier de commande de mise à feu provoque
l'explosion le 09.06.1944 pour servir de digue artificielle au Gooseberry 5
(devant Ouistreham) , il coule définitivement vers 13h30. Avant son
sabordage, l'équipage avait hissé le
pavillon français et le pavillon à Croix de lorraine avant de quitter le
navire, tandis qu'il s'enfonçait l'équipage chantait la marseillaise. Les
allemands s'acharnèrent dessus oubliant un moment les plages du débarquement.
Les allemands annoncèrent alors fièrement qu'ils avaient coulé le COURBET ,
célèbre cuirassé français. Son artillerie avait été débarquée au préalable, à
l'exception de la D.C.A.
Après guerre les superstructures furent arasées par des
ferrailleurs ne laissant que la partie immergée.
L'épave repose à 2 milles au NW de Ouistreham dans une dizaine de
mètres de profondeur, orientée au 115.

Credit National Archives
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