Avion Englouti du 27 avril 1942

            Il y a 8 ans un plongeur découvre par hasard l’épave d’un avion à hélices, non loin de la Conchée.Le plongeur passionné par la seconde guerre mondiale raconte les recherches qu’il a menées sur cet engin qu’il a menées sur cet engin qui s’est avéré être un Boston Douglas.

                    En revenant d’une plongée au large, Il remarqua une bouée couverte d’algues qui fait le bouchon, il la saisit,  essaie de tirer sur le bout, mais en vain. Il l’amarre au bateau et s équipe rapidement. Le courant est fort, la descente le long de cette corde couverte d’algues lui semble interminable, la visibilité est réduite à un mètre. Arrivé à vingt mètres de profondeur, il distingue le sable, il suit toujours le bout qui traîne sur le sol. Soudain devant lui, se dresse une masse sombre, la corde remonte légèrement… Celle-ci est enroulée autour d’une hélice d’avion triplaces, un casier se trouve au pied du gros moteur en étoile. Aux alentours il y a quelques débris, mais le reste de l’avion a disparu. Comme il est parti avec un bloc pratiquement vide, il Avion Englouti du 27 avril 1942

      Il y a 8 ans un plongeur découvre par hasard l’épave d’un avion à hélices, non loin de la Conchée.Le plongeur  passionné par la seconde guerre mondiale raconte les recherches qu’il a menées sur cet engin qu’il a menées sur cet  engin qui s’est avéré être un Boston Douglas.

              En revenant d’une plongée au large, Il remarqua une bouée couverte d’algues qui fait le bouchon, il la saisit, essaie de tirer sur le bout, mais en vain. Il l’amarre au bateau et s équipe rapidement. Le courant est fort, la descente le long de cette corde couverte d’algues lui semble interminable, la visibilité est réduite à un mètre. Arrivé à vingt mètres de profondeur, il distingue le sable, il suit toujours le bout qui traîne sur le sol.

                      Soudain devant lui, se dresse une masse sombre, la corde remonte légèrement… Celle-ci est enroulée autour d’
              une hélice d’avion triplaces, un casier se trouve au pied du gros moteur en étoile. Aux alentours il y a quelques débris,
              mais le reste de l’avion a disparu. Comme il est parti avec un bloc pratiquement vide, il est temps de monter. Arrivé sur
              le bateau, il relève deux alignements et libère la bouée à l’aide de son couteau de plongée.
              Une hélice dans le sable
                      La semaine suivante, il retourne sur l’épave à l’étal de marée basse, muni d’un bloc plein et d’un fil d’Ariane. Cette
              fois ci, l’eau est claire et la visibilité dépasse cinq mètres. Les deux alignements sont précis et il retrouve sans
              difficulté le site. Le moteur est toujours là, les cylindres reposent sur le sol et les pales de l’hélice sont tordues. Il
              essaie de dégager le bout et le casier pour observer les cylindres, mais il renonce préférant explorer les alentours. Il
              attache le fil d’Ariane sur l’hélice et commence à s’éloigner, il rencontre de nombreux petits débris, mais rien de très
              important. Ayant parcouru les cinquante mètres de drisse, il tombe sur un second moteur, cette fois-ci l’hélice est
              plantée dans le sable, en partant de ce moteur, il revient sur ses pas en effectuant un arc de cercle. Il ne trouve aucun
              débris, mais soudain, il arrive sur une roche plate, il la survole et atteint une petite langue de sable. Beaucoup de
              vestiges de l’avion jonchent sur le sol : un gros filtre cylindrique en nid d’abeille, un v érin un morceau du train d’
              atterrissage, de nombreux morceaux d’aluminium… Son regard est attiré par une petite boite noire qui émerge du
              sable, elle ressemble à une caisse de balles de 12,7mm, une fois dégagée, elle s’avère être une batterie électrique, un
              peu plus loin, il en trouve une seconde. Au pied du rocher, il découvre un gros morceau d’aluminium ensablé sois un
              petit monticule, peut être un bout d’aile ou de fuselage ?
              Des pièces remontées
                      Il plongera à plusieurs reprises pour essayer de trouver des morceaux plus importants mais en vain… Un jour, il
              me parle de cet avion. Très intéressé par les épaves de la seconde guerre mondiale, je l’interroge. Il accepte de m’y
              emmener pour prendre quelques photos et surtout pour essayer de l’identifier.  
                      Il envoie les photos les plus significatives à M. Chuinard, un spécialiste des avions de la seconde guerre
              mondiale. D’après la forme du moteur et de l’hélice, il peut s’agir d’un Mitchel B25, d’un B24 Liberator ou d’un Boston
              Douglas. Au feeling, il opte pour le Boston Douglas ! Mais il aimerait que l’on remonte des pièces qui permettraient
              une meilleure identification.
                      Deux semaines plus tard, nous retournons sur l’épave. cette fois ci, nous ramenons des débris pour
              identification, dont un train d’atterrissage..Après nettoyage, il s’avère que ce dernier comporte une plaque d’
              identification, écrite en français !
              « Fabriqué par Bendix Production pour Douglas Company Inc,
              South Bend Indiana USA,
              El Secundo Californy-USA… »
                      Il n’y a pas de doute, il s’agit d’un Boston Douglas. Mais pourquoi les Américains auraient-ils écrit des
              instructions en français sur l’un de leurs appareils ? Cet avion pourrait-il être français ?
                      Je me rends au service historique de l’armée de l’air à Vincennes, afin de consulter les archives des groupes de
              bombardement français équipés de Boston Douglas. Le personnel m’indique trois pistes à suivre :  
                              - Le Squadron 342 « Lorraine » qui a opéré au sein du R.A.F. de 43 à 45. Les appareils de ce groupe ont
              effectué quelques missions dans la région de Saint-Malo, mais aucun n’a été perdu.
                              - En 1940, les groupes de bombardement français II/19 et II/19 étaient dotés de boston. 14 appareils furent
              perdus, mais aucun dans ma région.  
                              - Après la capitulation de la France, les Boston qu’elle avait commandés à la firme Douglas furent pris en
              compte par les britanniques. Ils servirent surtout à l’entraînement et aux missions de nuit.
              Un équipage britannique
                      Notre avion avait été fabriqué pour la France, mais fut piloté par un équipage britannique. Les moteurs qui se
              trouvent au fond de l’eau sont des Pratt et Withney, la forme du réducteur d’hélice des Wright Cyclone est différente.
              Les Boston D-B7 équipés de Prat et Withney furent construits en série pour la France à 270 exemplaires, 116 furent
              livrés avant la fin 1940, le reste soit 154 appareils fut utilisé par  le RAF. Notre épave est l’un de ces 154 appareils…
              Parmi ces avions, 4 fûrent portés disparus et l’un d’entre eux lors d’une mission sur Dinard.
              Intruders
                      Le 27 avril 1942, l’Intruder (intrus) AW 398 appartenant au Squadron 23, vole aux alentours du terrain de Pleurtuit,
              il attend le décolage d’un appareil ennemi pour l’abattre. les Intruders opéraient la nuit, en solitaire, comme des
              chasseurs. Ilsq étaient armés de 6 mitrailleuses de 7.7mm.
                      Willet, l’observateur scrute l’obscurité (1) à la recherche d’une eventuelleproie. La nuit protège l’appareil, mais le
              bruit de ses moteurs le trahit, autour du terrain des projecteurs s’allument et il se trouve soudain au milieu d’un balai
              de lumières, bientôt les traçants l’encadrent. Millard, le pilote essaie de se dérober en rase motte, pendant que Moore,
              le mitrailleur arrière tire comme un diable, chertchant à faire taire la D.C.A. Malheureusement, l’avion est touché  par
              des obus de 20mm. Willet est tué sur le coup. L’appareil se dirige vers la mer, Millard gagne tant bien que mal de l’
              altitude pour permettre à son équipage de sauter en parachute. Moore et luiui s’extirpent de l’appareil.
              Une tombe
                      L’avion s’abîme brutalement en mer. Les deux hommes se posent en mer, Millard, épuisé, réussit à gagner le
              rivage. Il sera capturé par les Allemands. Son camarade aura moins de chance, son corps sera retrouvé sur le rivage.
              Ilm repose au cimetière militaire de Bayeux. Le corps de Willet ne sera jamais retrouvé. Il est probablement resté
              prisonnier de l’épave. Son nom est inscrit sur le mémorial des disparus de Surrey en Grande-Bretagne(Runnymede
              Memorial).
                      J’espère que les plongeurs respecteront cette épave qui reste la tombe d’un Homme, que les lieux resteront dans
              l’état et surtout qur personne n’aura la mauvaise idée de remonter les hélices !
              Le Douglas DB-7
                      Le Boston est à l’origine équipé de moteurs Pratt & Withney de 1000 chevaux, puis de moteurs Wright Cyclone de
              1600 chevaux. Il connaît de nombreuses variantes en fonction des missions auquel il est destiné, mais son aspect
              évolue fort peu. Son principal défaut est l’étroitesse du fuselage, l’équipage se trouvait dans l’impossibilité de quitter
              son poste, chaque homme sort de l’avion par une trappe différente. Si le pilote était tué ou grièvement blessé, les
              autres membres d’équipage étaient contraints d’abandonner l’appareil.
                      Le Boston était un avion, il fut produit à prés de 7000 exemplaires pendant la seconde guerre mondiale et équipa
              de nombreuses armées. Sa carrière se poursuivit bien après 1945. On le retrouve pendant la guerre Corée sous l’
              appellation A-26 et même au début de la guerre du Vietnam.