Il y a 8 ans un plongeur découvre par hasard l’épave d’un avion à hélices, non loin de la Conchée.Le plongeur passionné par la seconde guerre mondiale raconte les recherches qu’il a menées sur cet engin qu’il a menées sur cet engin qui s’est avéré être un Boston Douglas.
En revenant d’une plongée au large, Il remarqua une bouée couverte d’algues qui fait le bouchon, il la saisit, essaie de tirer sur le bout, mais en vain. Il l’amarre au bateau et s équipe rapidement. Le courant est fort, la descente le long de cette corde couverte d’algues lui semble interminable, la visibilité est réduite à un mètre. Arrivé à vingt mètres de profondeur, il distingue le sable, il suit toujours le bout qui traîne sur le sol. Soudain devant lui, se dresse une masse sombre, la corde remonte légèrement… Celle-ci est enroulée autour d’une hélice d’avion triplaces, un casier se trouve au pied du gros moteur en étoile. Aux alentours il y a quelques débris, mais le reste de l’avion a disparu. Comme il est parti avec un bloc pratiquement vide, il Avion Englouti du 27 avril 1942
Il y a 8 ans un plongeur découvre par hasard l’épave d’un avion à hélices, non loin de la Conchée.Le plongeur passionné par la seconde guerre mondiale raconte les recherches qu’il a menées sur cet engin qu’il a menées sur cet engin qui s’est avéré être un Boston Douglas.
En revenant d’une plongée au large, Il remarqua une bouée couverte d’algues qui fait le bouchon, il la saisit, essaie de tirer sur le bout, mais en vain. Il l’amarre au bateau et s équipe rapidement. Le courant est fort, la descente le long de cette corde couverte d’algues lui semble interminable, la visibilité est réduite à un mètre. Arrivé à vingt mètres de profondeur, il distingue le sable, il suit toujours le bout qui traîne sur le sol.
Soudain
devant lui, se dresse une masse sombre, la corde remonte légèrement…
Celle-ci est enroulée autour d’
une
hélice d’avion triplaces, un casier se trouve au pied du gros
moteur en étoile. Aux alentours il y a quelques débris,
mais le reste de
l’avion a disparu. Comme il est parti avec un bloc pratiquement vide,
il est temps de monter. Arrivé sur
le
bateau, il relève deux alignements et libère la bouée
à l’aide de son couteau de plongée.
Une
hélice dans le sable
La
semaine suivante, il retourne sur l’épave à l’étal
de marée basse, muni d’un bloc plein et d’un fil d’Ariane. Cette
fois ci, l’eau
est claire et la visibilité dépasse cinq mètres.
Les deux alignements sont précis et il retrouve sans
difficulté
le site. Le moteur est toujours là, les cylindres reposent sur
le sol et les pales de l’hélice sont tordues. Il
essaie
de dégager le bout et le casier pour observer les cylindres,
mais il renonce préférant explorer les alentours. Il
attache le fil d’Ariane
sur l’hélice et commence à s’éloigner, il rencontre
de nombreux petits débris, mais rien de très
important.
Ayant parcouru les cinquante mètres de drisse, il tombe sur un
second moteur, cette fois-ci l’hélice est
plantée
dans le sable, en partant de ce moteur, il revient sur ses pas en effectuant
un arc de cercle. Il ne trouve aucun
débris,
mais soudain, il arrive sur une roche plate, il la survole et atteint
une petite langue de sable. Beaucoup de
vestiges
de l’avion jonchent sur le sol : un gros filtre cylindrique en nid d’abeille,
un v érin un morceau du train d’
atterrissage,
de nombreux morceaux d’aluminium… Son regard est attiré par une
petite boite noire qui émerge du
sable,
elle ressemble à une caisse de balles de 12,7mm, une fois dégagée,
elle s’avère être une batterie électrique, un
peu plus loin, il en
trouve une seconde. Au pied du rocher, il découvre un gros morceau
d’aluminium ensablé sois un
petit
monticule, peut être un bout d’aile ou de fuselage ?
Des
pièces remontées
Il
plongera à plusieurs reprises pour essayer de trouver des morceaux
plus importants mais en vain… Un jour, il
me
parle de cet avion. Très intéressé par les épaves
de la seconde guerre mondiale, je l’interroge. Il accepte de m’y
emmener pour prendre
quelques photos et surtout pour essayer de l’identifier.
Il
envoie les photos les plus significatives à M. Chuinard, un spécialiste
des avions de la seconde guerre
mondiale.
D’après la forme du moteur et de l’hélice, il peut s’agir
d’un Mitchel B25, d’un B24 Liberator ou d’un Boston
Douglas.
Au feeling, il opte pour le Boston Douglas ! Mais il aimerait que l’on
remonte des pièces qui permettraient
une
meilleure identification.
Deux
semaines plus tard, nous retournons sur l’épave. cette fois ci,
nous ramenons des débris pour
identification,
dont un train d’atterrissage..Après nettoyage, il s’avère
que ce dernier comporte une plaque d’
identification,
écrite en français !
«
Fabriqué par Bendix Production pour Douglas Company Inc,
South Bend Indiana USA,
El Secundo Californy-USA…
»
Il
n’y a pas de doute, il s’agit d’un Boston Douglas. Mais pourquoi les
Américains auraient-ils écrit des
instructions
en français sur l’un de leurs appareils ? Cet avion pourrait-il
être français ?
Je
me rends au service historique de l’armée de l’air à Vincennes,
afin de consulter les archives des groupes de
bombardement
français équipés de Boston Douglas. Le personnel
m’indique trois pistes à suivre :
-
Le Squadron 342 « Lorraine » qui a opéré au
sein du R.A.F. de 43 à 45. Les appareils de ce groupe ont
effectué quelques
missions dans la région de Saint-Malo, mais aucun n’a été
perdu.
-
En 1940, les groupes de bombardement français II/19 et II/19
étaient dotés de boston. 14 appareils furent
perdus,
mais aucun dans ma région.
-
Après la capitulation de la France, les Boston qu’elle avait
commandés à la firme Douglas furent pris en
compte
par les britanniques. Ils servirent surtout à l’entraînement
et aux missions de nuit.
Un
équipage britannique
Notre
avion avait été fabriqué pour la France, mais fut
piloté par un équipage britannique. Les moteurs qui se
trouvent au fond
de l’eau sont des Pratt et Withney, la forme du réducteur d’hélice
des Wright Cyclone est différente.
Les
Boston D-B7 équipés de Prat et Withney furent construits
en série pour la France à 270 exemplaires, 116 furent
livrés avant
la fin 1940, le reste soit 154 appareils fut utilisé par le
RAF. Notre épave est l’un de ces 154 appareils…
Parmi
ces avions, 4 fûrent portés disparus et l’un d’entre eux
lors d’une mission sur Dinard.
Intruders
Le
27 avril 1942, l’Intruder (intrus) AW 398 appartenant au Squadron 23,
vole aux alentours du terrain de Pleurtuit,
il
attend le décolage d’un appareil ennemi pour l’abattre. les Intruders
opéraient la nuit, en solitaire, comme des
chasseurs.
Ilsq étaient armés de 6 mitrailleuses de 7.7mm.
Willet,
l’observateur scrute l’obscurité (1) à la recherche d’une
eventuelleproie. La nuit protège l’appareil, mais le
bruit
de ses moteurs le trahit, autour du terrain des projecteurs s’allument
et il se trouve soudain au milieu d’un balai
de
lumières, bientôt les traçants l’encadrent. Millard,
le pilote essaie de se dérober en rase motte, pendant que Moore,
le mitrailleur
arrière tire comme un diable, chertchant à faire taire
la D.C.A. Malheureusement, l’avion est touché par
des obus de 20mm. Willet
est tué sur le coup. L’appareil se dirige vers la mer, Millard
gagne tant bien que mal de l’
altitude
pour permettre à son équipage de sauter en parachute.
Moore et luiui s’extirpent de l’appareil.
Une
tombe
L’avion
s’abîme brutalement en mer. Les deux hommes se posent en mer,
Millard, épuisé, réussit à gagner le
rivage. Il sera capturé
par les Allemands. Son camarade aura moins de chance, son corps sera
retrouvé sur le rivage.
Ilm
repose au cimetière militaire de Bayeux. Le corps de Willet ne
sera jamais retrouvé. Il est probablement resté
prisonnier
de l’épave. Son nom est inscrit sur le mémorial des disparus
de Surrey en Grande-Bretagne(Runnymede
Memorial).
J’espère
que les plongeurs respecteront cette épave qui reste la tombe
d’un Homme, que les lieux resteront dans
l’état
et surtout qur personne n’aura la mauvaise idée de remonter les
hélices !
Le
Douglas DB-7
Le
Boston est à l’origine équipé de moteurs Pratt
& Withney de 1000 chevaux, puis de moteurs Wright Cyclone de
1600 chevaux. Il connaît
de nombreuses variantes en fonction des missions auquel il est destiné,
mais son aspect
évolue
fort peu. Son principal défaut est l’étroitesse du fuselage,
l’équipage se trouvait dans l’impossibilité de quitter
son poste, chaque
homme sort de l’avion par une trappe différente. Si le pilote
était tué ou grièvement blessé, les
autres membres d’équipage
étaient contraints d’abandonner l’appareil.
Le
Boston était un avion, il fut produit à prés de
7000 exemplaires pendant la seconde guerre mondiale et équipa
de nombreuses armées.
Sa carrière se poursuivit bien après 1945. On le retrouve
pendant la guerre Corée sous l’
appellation
A-26 et même au début de la guerre du Vietnam.